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Le lé de papier peint Michel Strogoff

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PapierPeintMichelStrogoff_003.jpgAcquis en 2017 le lé de papier peint, inspiré du roman Michel Strogoff de Jules Verne et de son adaptation théâtrale, présente sur papier continu (6 m 80 de hauteur par 56 cm de largeur) une scène figurée sous forme de motif répétitif. Réalisée vers 1900, la pièce ne porte pas de mention de manufacture ni de lieu de production.
Malgré son appellation, le papier n’est pas peint mais imprimé. Au 19e siècle, l’usage du papier continu et le développement de la mécanisation de l’impression conduisent à une fabrication à grande échelle du papier peint. Les cadences de production augmentent, les coûts diminuent : le papier peint se généralise et s’introduit dans les intérieurs plus modestes dés la fin du 19e siècle.

L'un des romans les plus populaires
de Jules Verne 

Le roman Michel Strogoff, intitulé à l’origine "Un courrier du Czar", est paru illustré aux éditions Hetzel en 1876. Les 93 illustrations du roman ont été dessinées par Jules Férat.
Son succès amène Jules Verne à l'adapter au théâtre en collaboration avec Adolphe d'Ennery, comme il l'avait déjà fait pour Le Tour du monde en quatre-vingts jours en 1874 et Les Enfants du capitaine Grant en 1878. Les mises en scènes spectaculaires du récit connaissent un succès phénoménal auprès du public et des représentations seront données de 1882 à 1900. Elles contribuent largement à populariser l’aventure... au point, pour certains, de choisir d’en décorer leur intérieur et d’en constituer, par conséquent, leur environnement quotidien.
Le cinéma puis la télévision s'en empareront d'ailleurs à leur tour dès le début du 20e siècle. Lien ouvert dans une nouvelle fenêtre 

MJVA219_Part02_Chap05_P232.jpgL'histoire

Michel Strogoff est l’un des héros les plus célèbres des Voyages extraordinaires. Officier du tsar de Russie Alexandre II, il est chargé par celui-ci de porter un message au grand-duc, frère du tsar, résidant à Irkoutsk. Il doit l’avertir de l’arrivée imminente des troupes tartares de Féofar-Khan menées par Ivan Ogareff, ex-colonel de l’armée impériale. Ce dernier souhaite se venger du grand-duc et projette d’envahir la Sibérie.
Sous les traits d’un marchand, Michel Strogoff entreprend alors un long périple de plus de 5 000 kilomètres vers l’est de la Russie. Ce parcours semé d’embûches le conduit à la rencontre de Nadia Fédor mais aussi à sa capture par Ivan Ogareff. Le chef des troupes tartares laisse la vie sauve à Michel Strogoff mais le fait aveugler avec une lame chauffée à blanc.
Malgré cette terrible épreuve, guidé par Nadia Fédor, Michel Strogoff rejoindra Irkoutsk alors assiégée par l’envahisseur tartare… Périple fascinant, comme l'écrit Jean-Paul Sartre dans Les Mots : "Le tsar de toutes les Russies, c'est Dieu le Père ; suscité du néant par un décret singulier, Michel, chargé, comme toutes les créatures, d'une mission unique et capitale, traversait notre vallée de larmes, écartait les tentations et, franchissant les obstacles, goûtait au martyre, bénéficiait d'un concours surnaturel, glorifiait son créateur puis, au terme de sa tâche, entrait dans l'immortalité."
 

Le roman est à lire ici Lien ouvert dans une nouvelle fenêtre, et la pièce de théâtre ici Lien ouvert dans une nouvelle fenêtre.

"Regarde de tous tes yeux, regarde !" PapierPeintMichelStrogoff_003_Extrait.jpg

Le lé représente la scène la plus emblématique du roman, lorsque l'émir Féofar-Khan condamne Michel Strogoff à avoir les yeux brûlés. Au premier plan, un trépied supporte un réchaud dans lequel brûlent des charbons ardents. A gauche, Ivan Ogareff s’apprête à commettre le supplice, à droite la mère de Michel Strogoff, éplorée, détourne le regard. Derrière, deux gardes maintiennent Michel Strogoff à genoux tandis qu’à l’arrière plan l’émir assiste à la scène depuis son trône.
Le magnifique titre du chapitre relatant l'épisode - "Regarde de tous tes yeux, regarde !" - a été utilisé par Georges Perec comme phrase d'envoi de La Vie mode d'emploi, et par Jean-Yves Tadié pour son étude sur Jules Verne publiée en 2005  aux éditions Gallimard (collection L'un et l'autre).
 


 

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inspirée du papier peint Michel Strogoff