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La mer toujours renouvelée

Première expression de ce “long désir du monde” dont a si bien parlé Michel Butor pour caractériser l’œuvre de Jules Verne, la mer et la navigation resteront cet horizon inaccessible et toujours poursuivi, appel enivrant de l’aventure plus fort que la réalité même, espace onirique, lieu idéal de merveilleux mondes imaginaires.

S’il n’avait pas été l’heureux propriétaire de trois bateaux successifs, jusqu’au Saint-Michel III, “charmant yacht à vapeur, long de trente-trois mètres” acheté 55.000 francs or à Nantes en 1877 sur un coup de cœur, Jules Verne serait-il devenu le romancier des sept mers qui décrit des voyages maritimes dans plus de la moitié des Voyages extraordinaires et dans quatre d’entre eux – Vingt mille lieues sous les mers, Les Enfants du capitaine Grant, Le Tour du monde en quatre-vingts jours et Mirifiques aventures de maître Antifer – en fait le principal vecteur d’un tour du monde ?